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Cinq choses que proposent les meilleurs livres de développement personnel

Cinq choses que proposent les meilleurs livres de développement personnel

Il y a peu, ma petite famille et moi avons emménagé dans notre nouvelle maison (vous comprenez pourquoi je n’ai guère été présente ici ces dernières semaines). Beaucoup d’objets patientent encore dans les caisses, espérant trouver leur place dans notre nouvel univers, priant pour que leur utilité se fasse vite ressentir. Cela été le cas de mes livres, qui n’ont guère séjourné que quelques heures dans leur convoi obscur. La nourriture de l’âme doit toujours rester à sa portée!

Cette transhumance littéraire a été pour moi une délicieuse occasion de m’imprégner à nouveau du parfum de mes lectures, notamment en développement personnel, de m’émouvoir de ce qu’elles m’ont apporté, des bouleversements, nouvelles habitudes, envies d’exploration dont elles ont été porteuses. Certaines ont véritablement changé ma vie -ou mon rapport à la vie-. Elles ne changeraient peut-être pas la vôtre -il y a, je crois, un lien très subtil et étroit entre le lecteur et l’ouvrage qu’il tient, à un instant précis de son évolution, entre ses mains-, aussi, ne dresserai-je pas de liste miracle (ou peut-être, si vous insistez…). J’ai par contre bien envie de vous faire part de ce qui rassemble ces livres. Les ingrédients de base, en quelque sorte, d’une vie riche de sens. J’en vois certainement 5:

1. La responsabilité personnelle

Ceci n’est même pas un ingrédient, c’est la démarche fondamentale de celui qui sait que la recette ne sera pas réalisée par quelqu’un d’autre. Rien ne sert d’être guidé par les plus grands chefs du développement personnel, de disposer de la panoplie complète des ustensiles du mieux-être si l’on n’enfile pas soi-même le tablier de la responsabilité personnelle. Deux auteurs, Stephen R. Covey et Eckart Tolle (j’ai dit que je ne dresserai pas de liste, mais voici déjà les premiers indices!), l’évoquent avec une puissance qui a déjà de quoi mettre en mouvement. Voici ce qu’en dit le premier: « Chaque fois que nous pensons que le problème vient des autres, de l’extérieur, c’est cette pensée même qui constitue le problème. Nous donnons à ce quelque chose d’extérieur les moyens de nous commander. Selon ce paradigme, de l’extérieur vers l’intérieur, quelque chose à l’extérieur doit changer pour que nous changions, nous, à l’intérieur. La démarche proactive consiste à changer d’abord de l’intérieur: en étant différent, on amène un changement positif dans la situation extérieure ».

2. Ouverture de la conscience

Quelle serait ma façon automatique de réagir, et comment pourrais-je faire le contraire?

Cela n’a pas lieu que par les livres: ce sont ces pages, ces rencontres, ces mots qui tombent à point, qui immobilisent un instant dans un sentiment de vertige, qui ouvrent la conscience à de nouveaux espaces, de nouveaux possibles, qui permettent d’entrevoir d’autres dimensions de l’existence. C’est dans le trouble de l’inconnu dont on accepte, sans a priori, de goûter les nouvelles saveurs que l’imagination est stimulée, que la vie se (re)met en mouvement. Cela implique une posture: il s’agit d’accepter d’être surpris, de prendre le parti de la curiosité, d’utiliser la peur de l’inconnu, voire même les crises de l’existence pour élargir notre compréhension de celle-ci.

« Il n’y a pas de performance, d’efficacité, de véritable capacité de décision et d’action sans la liberté d’abandonner ses convictions, de raisonner en dehors de tout ce que nous avons appris, de tout ce qui nous a conditionnés à être ce que nous sommes. La liberté, la vraie, ne consiste pas à pouvoir tout faire, mais à pouvoir tout penser. A penser dans toutes les directions, et à tous les niveaux à la fois, sans aucune restriction. (…) Une excellente façon de s’exercer au changement d’altitude, de s’affranchir de nos habitudes, est d’éviter de répondre spontanément à une question. Essayons plutôt de nous demander « Quelle serait ma façon automatique de réagir, et comment pourrais-je faire le contraire? » (Bertrand Piccard, « Changer d’altitude »).

3. Des outils pratiques robustement simples

La lecture n’est porteuse d’évolution que lorsqu’elle s’accompagne d’une pratique, de la mise en place de nouvelles habitudes, de nouvelles attitudes qui forgent notre existence. Je remarque que la voie la plus sûre de développer celles-ci est celle de la simplicité. Je vais vous faire ici un petit aveu: j’ai la manie de classer mes livres, non seulement par auteur, mais également par courant de pensée. J’imagine des tensions secrètes, des révolutions de bibliothèque, des joutes littéraires enflammées entre auteurs qui s’insupportent et seraient contraints à prendre la poussière couverture contre couverture pendant des années. Cette étrange manie m’a fait remarquer que les livres de développement personnel que j’avais le moins mis en pratique relevaient de cultures qui ne m’étaient pas familières, proposant par exemple des visualisations complexes, ou faisant référence à des archétypes qui ne sont pas véhiculés dans la culture occidentale.

Attention, je ne dis pas qu’il faut se cantonner aux lectures qui relèvent de notre culture! Au contraire, ce avec quoi nous sommes moins familiers participe à cette ouverture de conscience que j’évoquais ci-dessus. Simplement, leur mise en pratique peut s’avérer plus complexe.

Parmi les livres nominés pour la palme de la simplicité de leurs outils pratiques, je décernerais celle-ci à « Foutez-vous la paix! » de Fabrice Midal. Que l’on ne s’y trompe pas, se foutre la paix, ce n’est pas baisser les bras ou opter pour la passivité, mais c’est apprendre à sortir des impératifs, des injonctions que nous nous posons: cesser de vouloir être calme, cesser de vouloir être parfait, cesser de se comparer, de se torturer, de vouloir tout contrôler. Se foutre la paix, c’est entrer dans un rapport très détendu, très ouvert à soi. « En se foutant la paix, nous découvrons en nous des ressources que nous ne connaissions pas, des richesses dont nous ignorions l’existence et qui peuvent nous surprendre si, pour un moment, nous ne faisons rien. Si nous nous abandonnons à la situation pour commencer à coïncider avec elle… ».

4. Des rituels matinaux quotidiens

Quel est le point commun entre Barack Obama, Ghandi, Richard Branson et Oprah Winfrey? Tous se lèvent ou se levaient à 5h00 du matin pour s’adonner à leur rituel quotidien, fait d’exercice physique ou de yoga, de méditation, d’écriture, de questions inspirantes. Ils œuvrent ou œuvraient chaque jour dans le sens donné à leur existence. C’est ce que Hal Helrod appelle, dans son livre ainsi intitulé, le « Miracle Morning »: « la façon dont vous réveillez chaque jour, ainsi que votre routine matinale (ou l’absence de routine) conditionne énormément votre degré de succès dans tous les aspects de votre vie ». Le Miracle Morning consiste à consacrer chaque matin un peu de temps à ce que, en cours de journée, nous remettrions à plus tard, pris par les urgences et les contraintes. Il s’agit pourtant souvent paradoxalement de ce qui nous importe le plus, nous met le plus en joie, et contribue le plus à forger la vie que l’on souhaite vivre.

Si vous êtes en manque d’inspiration quant à ce qui pourrait constituer votre rituel quotidien, je vous invite à parcourir « Le livre des petites révolutions » d’Elsa Punset, qui recense des dizaines de rituels classés en fonction des buts que l’on souhaite atteindre.

5. Revenir plusieurs fois sur une même lecture

J’ai parfois du mal à appliquer ce conseil! Devant ma pile de livres à lire, je me sens souvent comme le gourmet face à la carte d’un restaurant étoilé: que de promesses de nouvelles saveurs, de découvertes, de moments de délectation! La curiosité m’entraîne vers ce que je ne connais pas encore. Mais, au fond, est-ce que je connais vraiment un livre que je n’ai lu qu’une fois? Bien sûr, je ne relis pas entièrement chacun de mes livres. Pour chacun d’entre eux, j’aime de temps en temps revenir sur l’un ou l’autre passage surligné. Trois ou quatre seulement vivent une vie un peu plus mouvementée. Ceux qui, dans mon histoire personnelle, ont eu le plus puissant impact. Même après la cinquième lecture de ce genre d’ouvrage, je continue à faire des découvertes, ou à comprendre sous un angle différent ce que l’auteur cherche à partager. Ils sont ainsi devenus de véritables compagnons de route, qui, imperturbables, se laissent annoter, plier, surligner, emporter en tous lieux,…

Ok, ok, vous être curieux de cette liste n’est-ce-pas? Allez, juste pour satisfaire cette curiosité, voici quelques-uns des livres qui comptent pour moi:

 

 

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